Fouta Djallon - République de Guinée - Afrique de l'Ouest

Histoire du Fouta Djallon

 

 

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De l'étymologie de Fouta 'Fuuta' et Peul 'Pullo'  [haut]

Nombreuses ont été les théories qui ont tenté d'expliquer le monde autour du Fouta 'Fuuta' et Peul 'Pullo/ Fulbhè'. En effet M. Delafosse ancien administrateur colonial dans son ouvrage intitulé Haut-Sénégal-Niger (1912) a fait allusion à Foudh, Fouth, Foul. Ailleurs l'on retrouve des expressions similaires comme Fut, Fute, Ful. Cependant des correspondances entre l'égyptien et le Pulaar ont abouti à ce qui suit:

  • Pullo   Peul (celui qui est sorti)

  • Fuuta  Fouta – pays peul ("terre de sortie")

Ainsi il y a lieu ici de noter les deux caractéristiques fondamentales du Peul, à savoir:

  • Pullo (Peul) celui qui sort le lait de la vache, mais aussi celui qui émigre, donc celui qui sort du territoire;

  • Fuuta (Fouta) étymologiquement "terre de sortie ou terre de retraite".

Là encore, même si linguistiquement on peut facilement passer de Foudh à Ful, les récentes recherches accordent une attention beaucoup plus particulière à l'égyptien ancien pour une meilleure compréhension des terminologies peuls. De toute façon le Fuuta (Fouta) signifierait en dernier recours la terre des Fulbhè (Peuls).

 

La genèse du Fouta Djallon (Fuuta-Jaloo)  [haut]

Dans la région actuelle dénommée Fouta Djallon, le peuplement peul s'est fait par l'infiltration de petits groupes (familles, clans). Les premiers arrivés venaient du Ferlo, du Bhunndu et du Fuuta Tooro et étaient constitués de peuls païens. Cette première phase migratoire alla du du XIème au XIIIème siècle. Une deuxième phase concernant toujours les peuls païens, se déroula du XVème au XVIème siècle. C'est durant cette dernière que Koli Tennjella conquit une bonne partie du plateau du Fouta Djallon. Cependant, il faut noter que, de manière générale, ces migrations restèrent pacifiques et se firent souvent avec l'accord des premiers occupants, en l'occurrence ici les Jalonke. Une troisième et dernière phase, celle des XVème et XVIIème siècles, amena au Fouta Djallon les peuls islamisés. Ces derniers venus bousculèrent non seulement les Jalonké, maîtres du pays jusqu'alors, mais leurs propres congénères païens appelés Pulli. Ce fut alors le début de l'hégémonie peule qui se concrétisa par la mise sur pied, en 1725, d'un Etat musulman que certains ont qualifié de théocratique et qui ne disparut qu'avec la conquête française.

 

Histoire des Peuls du Fouta Djallon  [haut]

Les tribus peuls sont nombreuses et se ramènent à 4 grands groupes originels: les Ourourbhé, les Férobbhé, les Dayeebhé et les Dialloubhé.

 

C’est à l’époque de Saïdina Oumar Ibn El Khattab que remonte l’origine des Peuls. Saîdina Oumar envoya de Missira une armée sous le commandement d'Amr Ibn Al As. Il ordonna à celui ci de naviguer pendant deux mois, puis de descendre à terre. Au cas où il trouverait les habitants islamisés, il doit rester pour leur apprendre le coran, la religion, le droit, le licite et l’illicite. Dans le cas contraire, il doit les appeler à l’Islam ou bien leur imposer un tribut. En cas de refus il doit les combattre.

  • Les Ourourbhé avaient pour chefs Chaïkhou Mohamadou Ibn Ali Kali, septième ancêtre de l’auteur de cette histoire, le père de Siradjou notre Cheikh Tierno Aliou, fils de Karamoko Mamadou de Labé. L’ancêtre, Chaîkhou Mamadou, nommé Ndouyé, était venu du Macina où il habitait avec des Sarakolés; il avait changé sa langue et appris le Sarakolé.

  • Les Ferobbhé étaient venus sous la conduite Alpha Moussa chef des gens de Kébali.

  • Les Djalloubhé étaient dirigés par Cheikh Aldiouma.

  • Les Dayêbhé avaient pour chefs Seydi Barry et son frère Séri Barry.

Tous ceux-ci et leurs semblables vinrent au Fouta. Ils furent hébergés par leurs frères musul­mans; ils prêchèrent l’Islam ouvertement; lorsque les Peuls de la deuxième vague furent nombreux, beaucoup de maîtres sortirent de différentes régions pour prêcher.

 

Sources d’information  [haut]

Wikipedia http://fr.wikipedia.org

Boubah.com www.boubah.com/Guineenews

Semen http://semen.revues.org/document2294.html

FAO www.fao.org/DOCREP/004/Y3568T/y3568t09.htm

Tata Senegal www.tatasenegal.com 

Mailgate http://mailgate.dada.net

Aleph2at http://aleph2at.free.fr/index.html?
http://aleph2at.free.fr/hommes/peul/general.htm
 

 

Documents à télécharger  [haut]

Diallo, Ousmane: Les "koré" et les simo au Fouta Djallon (1947). <pdf> 1,5 Mo

Diallo, Ousmane Poréko : Evolution sociale chez les peuls
du Fouta Djalon (1961).
<pdf> 3 Mo

Diallo, Thierno: La mission de Dr Bayol au Fouta Djalon (1881)
ou la signature du 1er traité de protectorat de la France
sur le Fouta-Djalon (1972).
<pdf> 2 Mo

Diallo, Thierno: Les stratifications des structures politico-sociales
de la société traditionnelle au Fuuta Djaloo: Evolution et
transformation (1999).
<pdf> 1,23 Mo

Lambert, M.: Voyage dans le Fouta-Djalon, exécuté d'après les ordres
du Colonel Faidherbé, Gouverneur du Sénégal. Partie 1 (1860).
<pdf> 3,1 Mo

Lambert, M.: Voyage dans le Fouta-Djalon, exécuté d'après les ordres
du Colonel Faidherbé, Gouverneur du Sénégal. Partie 2 (1860).
<pdf> 3,4 Mo

Laria, Modi Amadou: L'histoire des peuls au Fouta Djallon (1999). <doc> 173 Ko

Lestrange, Monique de: A propos des koré du Fouta-Djalon (1950). <pdf>1,46Mo

Olivier, Aimé: De l'Atlantique au Niger par le Foutah-Djallon.
Carnet de voyage de Aimé Olivier, Vicomte de Sandarval (1882).
<pdf> 1,67 Mo

Paroisse, Georges: De Conakry au Fouta Djallon (1895). <pdf> 611 Ko
 

 

Opportunités:

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